acrylique sur toile 50X70cm, offert à une collègue prof de zoologie et agricultrice; la vache à flo
Le jour , le fameux jour où....
Un oiseau a chanté au marais
C'est jour de fête dans la brume
Les perles du matin aux reflets rosés
S'échauffent au soleil qui s'allume
Une grenouille en tailleur sur un nénuphar
Coasse une mélodie particulière
La libellule fragile prend le départ
Pour fêter ce jour de lumière
Née sous une pluie de plumes
Dans un reflet de Lune
Demoiselle a vingt ans au marais
Dans les joncs , le héron dormait
Le jour , le fameux jour où....
Une biche a bondit du buisson
C'est jour de fête dans les bois
Le vent gredin entame une chanson
En agitant les feuilles dans le froid
Les arbres anciens tirent révérence
En pliant leur tronc endolori
Devant la jeunesse et l'insouciance
Dans la forêt, un renard a souri
Née sous une pluie de plumes
Dans un reflet de Lune
Demoiselle a vingt ans au taillis
Dans les sous-bois, le chasseur s'ennuie
Née sous une pluie de plumes
Dans un reflet de lune
Demoiselle a vingt ans au sommet
De sa beauté, une femme s'est éveillée
Le jour , le fameux jour où....
Un oiseau a chanté au marais
C'est jour de fête dans la brume
Les perles du matin aux reflets rosés
S'échauffent au soleil qui s'allume
Une grenouille en tailleur sur un nénuphar
Coasse une mélodie particulière
La libellule fragile prend le départ
Pour fêter ce jour de lumière
Née sous une pluie de plumes
Dans un reflet de Lune
Demoiselle a vingt ans au marais
Dans les joncs , le héron dormait
Le jour , le fameux jour où....
Une biche a bondit du buisson
C'est jour de fête dans les bois
Le vent gredin entame une chanson
En agitant les feuilles dans le froid
Les arbres anciens tirent révérence
En pliant leur tronc endolori
Devant la jeunesse et l'insouciance
Dans la forêt, un renard a souri
Née sous une pluie de plumes
Dans un reflet de Lune
Demoiselle a vingt ans au taillis
Dans les sous-bois, le chasseur s'ennuie
Née sous une pluie de plumes
Dans un reflet de lune
Demoiselle a vingt ans au sommet
De sa beauté, une femme s'est éveillée
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Vers d'infinis paysages
Je n'imaginais pas en voyais mon reflet mal agencé dans mon bol de café
les extraordinaires aventures que ce matin là j'allais vivre.
C'est avec la chemise débordant de mon pantalon le plus propre
que je me rendis à mon arrêt de bus, pressé comme chacun d'aller travailler.
Installé comme à l'accoutumé sur la banquette du milieu,
moi qui regardais sans jamais ne rien voir, pour une fois j'ouvris les yeux
et devant moi ...
Mon premier voyage.
J'entrai dans le regard d'un homme d'un de ces pays chauds où l'on écrit à l'envers.
Je buvais du lait de chamelle à même le sein et j'aimais presque çà.
Des tatouages à l'énée dansaient sur mes mains aux rythmes enivrants d'étranges instruments.
L'homme en face de moi me proposa une de ses filles.
J'avais soif !
Mais la chamelle se refusa.
Le sable me piquait les yeux, une larme trop salée tomba sur le sol et un palmier jaillit soudain.
Tout autour d'immense plage sans parasol.
L'homme se leva et descendit du bus, emportant avec lui les infinis paysages,
qu'il m'avait à son insu laissé entrevoir.
Je compris alors comment je pouvais voyager...à l'oeil
C'est en attendant le train de 6h45 que j'entrepris mon second voyage.
Dans le regard d'une dame à l'âge avancée je partis pour des plaines au ciel argenté.
Un village et sa fête de mariage où dansait des couples de tout horizon.
Un montreur d'ours fascinait les enfants, des violons excitaient les hanches des demoiselles.
Une, pas des plus belles, mais des plus hardies m'entraîna sur la piste de terre battue.
Les robes qui tournaient, soulevaient la poussière et dans un nuage de confusion les baisers s'échangeaient et les rires virevoltaient dans des accents slaves.
Je refusai le premier verre de vodka, et acceptai tous les autres alors saoul et étourdi,
je tombai dans les bras ... de l'ours, surpris par son haleine comme il devait l'être de la mienne, nous nous quittâmes en bon terme.
Avant de monter dans le train, par un stupide reflex de coquetterie, la main sur le devant de la bouche je vérifiai mon haleine...
Dans ce train de banlieue qui me conduisait vers la capitale je faillis m'endormir.
Je profitai alors d'avoir des valises sous les yeux pour partir dans le regard d'une jeune femme presque une enfant.
Sans me préoccuper de la décence, j'entrai dans son monde.
Il y avait de la neige à perte de vue, des loups hurlaient dans les forêts et l'immensité des bois faisait caisse de résonance.
Un traîneau tiré par des chiens nous entraînait vers un chalet fumant.
Devant la cheminée, sous une peau d'orignal, j'abandonnais mon corps transi.
Son père, un bûcheron au visage taillé à la hache me dit qu'un jour l'été viendrait.
J'avais du mal à le croire.
Je frissonnais, la jeune fille remit du bois dans la cheminée et sourit, j'avais déjà moins froid.
D'une main à baffer un grizzly le père me secoua ... c'était le contrôleur, je m'étais endormis:Ticket!
La demoiselle aux accents de vieille France se leva emportant ses infinis paysages et son sourire.
D'un revers de main, j'ôtai les derniers flocons de neige de mon épaule...des pellicules?
C'est en arrivant en retard au travail que je fis mon derniers voyages de la matinée.
Le paysages que je rencontrai avait la noirceur d'un ouragan. Les yeux de mon patron me foudroyaient sur place. Immobile et tétanisé, je chancelais toutefois face aux bourrasques vociférées par la voix de tempête chargée de reproches.
La grêle s'abattait sur mes épaules et je pliai l'échine.
Et le court chemin qui menait à mon poste de travail me sembla long, long, si long ...un infini voyage.
La tête baissée vers mes souliers vernis je voyais mon reflet tantôt à gauche, tantôt à droite, et c'est dans ce reflet enlacé que je décidai,
une nouvelle fois de partir vers d'infinis paysages.
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